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Grèce : communiqué- appel des organisations de la gauche anticapitaliste (7 décembre)

mardi 16 décembre 2008

A BAS LE GOUVERNEMENT DES ASSASSINS

Intensification de la résistance, renversement de la politique de répression, d’austérité et de racisme

TOUS et TOUTES

- A la manifestation lundi 8 décembre 18 heures aux Propylées

- Participez massivement à la grève générale mercredi 10 décembre, (Musée-Ecole polytechnique) 22 heures

- Pour l’appel à la grève générale le jour des obsèques

Nous, organisations de la gauche anticapitaliste qui signons ce texte, condamnons l’assassinat de sang-froid de Alexis Grigoropoulos par les « forces spéciales » de police, le samedi 6 décembre au soir. Nous saluons les mouvements et mobilisations de condamnation du gouvernement des assassins qui se déroulent dans toute la Grèce.

Pour nous, cet assassinat n’est pas dû au « zèle exagéré » ou à la « perte de sang-froid » ou au « manque de formation » d’un policier, mais à la politique d’ensemble agressive et contre le peuple du gouvernement de la ND [ parti Nouvelle Démocratie de droite] :
 une politique qui renforce les forces de répression et légalise l’utilisation des armes à feu contre les manifestants. Et qui, en même temps privatise Olympique, [entreprise publique de transport aérien, et privatise aussi les ports], détruit la sécurité sociale et s’attaque avec une particulière violence à la jeunesse.
 C’est la politique des enlèvements de Pakistanais, [du scandale] des écoutes téléphoniques, des attaques racistes qui coûtent la vie à des réfugiés demandeurs d’asile pour une vie meilleure
 Une politique qui vote un ensemble de « lois anti-terroristes », met en place chaque directive de l’Union Européenne contres les droits démocratiques et les émigrés. Et en même temps, vote une loi-cadre autorisant la privatisation des universités, et lance des offensives répétées d’austérité et de pillages fiscaux.

Dans le contexte de la crise, ce gouvernement, d’un côté offre des milliards aux banquiers et de l’autre, désigne comme boucs émissaires les jeunes d’Exarchia ou les émigrés de Patras.
Après l’abominable assassinat, le gouvernement réagit en poursuivant la même politique de répression : elle se caractérise par l’attaque sans précédent en intensité, violence et provocation des MAT [CRS] et de la police contre le peuple, considéré comme ennemi, et la jeunesse, qui quelques heures après l’évènement tragique et le lendemain ont réagi avec de puissantes et massives mobilisations. Cette attitude du gouvernement à laquelle consent pour l’essentiel le PASOK [parti « socialiste »de centre-gauche] est un message clair pour l’avenir. Ils sont déterminés à faire passer en force – en utilisant la botte de la répression contre toutes les résistances – leur politique de gestion de la crise : une politique de rigueur sans précédent, de privatisations et de marchés libres qui sacrifie les besoins des peuples et des jeunes sur l’autel du profit et du pacte de stabilité de l’Union Européenne.
C’est cette conscience, tant en ce qui concerne le passé que l’avenir, de l’offensive antisociale et répressive impulsée par le gouvernement de la ND et l’UE qui nourrit la colère et l’indignation des salariés, de la jeunesse, des agriculteurs.
C’est pourquoi des milliers de salariés et de jeunes – et avec eux nos orgnaisations – ont donné une réponse déterminée et offensive à l’assassinat dès le samedi soir, massivement et collectivement.
C’est pourquoi la réaction à l’assassinat d’Alexis peut et doit prendre de l’ampleur et trouver sa jonction avec les barrages des paysans, les mouvements d’étudiants, les luttes des salariés à qui l’on veut faire porter le poids de la crise.
Dans de tels moments, il n’y a de place ni à l’inaction, ni à la seule explosion de rage.
Mais à la lutte collective, déterminée et méthodique, massive et combative sur chaque lieu de travail, dans chaque faculté, école, quartier. Afin de transformer chaque lieu social en foyer de résistance et de lutte et contribuer à la constitution d’un large front pour renverser le gouvernement et sa politique. Avec comme premier pas la participation massive aux manifestations contre l’assassinat et à la grève générale de mercredi.


-  A bas le gouvernement des assassins de la ND et sa politique
-  Que le capital paie pour la crise et pas les salariés et les jeunes
-  Intensification des luttes pour les droits sociaux, du travail, les droits politiques et à l’éducation des salariés et des jeunes.
-  Démission immédiate de Pavlopoulos-Xynofotis, punition immédiate et exemplaire des coupables.
-  Désarmement immédiat de la police
-  Forces de répression hors des manifestations et du centre d’Athènes, dissolution immédiate des MAT et Forces Spéciales.
-  Libération des manifestants arrêtés
-  Abolition de toutes les lois anti-terroristes et de répression.

Communiqué-appel
des organisations de la gauche anticapitaliste :

ARAN, ARAS, EEK, EKKE, K.O.ANASYNDAXI, NAR, Neolaia K.A., OKDE Spartakos, OKDE, SEK et les fronts ENANTIA et MERA
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Traduction Christiane Fourgeaud
.Entre [ ] dans le texte, ajoûts de la traductrice