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Appel de l’Allier

Ce texte sera amendé, mais on peut d’ores et déjà y répondre. Il a été rédigé par 15 membres du "groupe de Rocles", du nom du village de l’Allier où s’est créée une association de 1901, pour mener en particulier la bataille du "non" au référendum de mai 2005.

PROJET DE DECLARATION

Il y a tout juste un an...
Dans tout le pays des citoyens s’organisaient, se regroupaient, pour faire connaître le contenu réactionnaire du projet de traité constitutionnel.
Ils trouvaient en face d’eux tous les médias coalisés et les principales forces politiques qui ne cessaient de répéter qu’il n’existait pas d’autre alternative.
Patiemment, avec ténacité, ces militants, ces citoyens allaient poursuivre leur travail d’explication au travers de milliers de comités, de réunions. Ce fut un processus lent, semé d’embûches, traversé de doutes...
Nous avons pris notre place dans ce combat (avec en particulier les Jeudis du NON) qui allait déboucher sur le coup de tonnerre du 29 mai.
Aujourd’hui, avec la même ténacité, avec la même volonté de s’organiser et de ne pas s’incliner devant les puissants qui ne cessent de répéter qu’il n’existe pas d’autre alternative que la précarité, que la destruction des garanties arrachées par les luttes, les étudiants, les lycéens sont en train d’amorcer dans ce pays une mobilisation sans précédent et de parachever ce qui n’avait pu l’être l’an dernier contre Fillon et ses réformes.

Aujourd’hui comme hier les obstacles ne manquent pas, les doutes existent, mais un degré supplémentaire est franchi.
Une assurance plus grande se manifeste, trouvant sa source, puisant sa force dans tous les combats antérieurs, et dans la certitude que le droit, la démocratie, la justice, les valeurs fondamentales de la civilisation sont dans leur camp.
Il faut vraisemblablement remonter plus amont pour comprendre et mesurer la puissance de cette force « tranquille » qui débat, s’organise, invente, par la multiplication des assemblées générales, des pratiques renouvelées de la démocratie.
Déjà dans le mouvement du printemps 2003 contre les retraites l’émergence d’assemblées de militants syndicaux de tous syndicats confondus à l’issue des manifestations était une nouveauté et une caractéristique forte de ce mouvement.
« Ni césar, ni tribun », aucune force hégémonique, mais la volonté de prendre les « bonnes idées » partout où elles se trouvent.
Ce gouvernement, désavoué dans les urnes le 29 mai, l’est de nouveau par toutes les forces vives.
Ce gouvernement n’a aucune légitimité à poursuivre son offensive. Il tente de manière dérisoire d’opposer les jeunes des banlieues à la jeunesse scolarisée
.
Ce gouvernement est totalement isolé de la société qu’il est censé gouverner.
Nous avons constitué « le groupe de Rocles » pour les motifs et les objectifs suivants :
(à ecrire)
Comme tous les salariés et les citoyens, nous sommes et serons des combats pour amplifier le mouvement vers le tous ensemble dans la grève générale, et en même temps nous proposons de débattre et de réfléchir ensemble aux questions qui surgissent dans cette formidable politisation de la société, dans le prolongement du débat sur le traité constitutionnel.

Voici quelques une des questions :
• Dans quelle société voulons -nous vivre ?
• Quels enseignements peut on retenir des mouvements sociaux des dernières années : retraites, banlieues CPE ?
• Quels moyens, quels outils de contrôle des citoyens sur leur gouvernement ?
• Quelle politique et quel gouvernement répondraient aux attentes de la société ?
• Quelles formes de lutte efficace dans une société dans laquelle règne la puissance de la communication ?
• Quelle singularité ou quelle convergence entre la situation des différents pays de l’Europe ?
Nous proposons à tous ceux qui le souhaitent, individus mais aussi regroupement de citoyens comme le nôtre, de s’associer, d’échanger nos réflexions sur les problèmes.
REUNION AU COLYSEE APRES LA MANIF
Moulins le 21 mars 2006

 
A propos de Carré Rouge
A quelques encablures du XXIe siècle, le système fondé sur la propriété privée des moyens de production et l’Etat bourgeois menace l’humanité entière de barbarie. La mondialisation-globalisation de la production et des échanges, la financiarisation des investissements, l’âpreté de la concurrence (...)
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