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L’auto émancipation des salariés est d’abord une question pratique

Même si elle n’est pas posée sur des bases claires, la question de l’alternative au capitalisme taraude avec acuité tous ceux qui sont victimes ou conscients des dégâts provoqués par la mondialisation financière et les « déréglementations » qu’elle suscite. Elle remet en selle, comme problème, la définition des modalités viables de l’avènement du socialisme et, par conséquent, la réappropriation d’un marxisme actualisé au regard des errements propres aux médiations partidaires du mouvement ouvrier. Instrumentalisé, le mouvement ouvrier a donné naissance à des excroissances bureaucratiques qui étaient autant de négations des aspirations dont il est porteur.
Dans le cadre de ces interrogations, il est certes judicieux de s’affranchir des thèses avant-gardistes ou substituistes qui, dérisoires, mènent à la constitution de sectes sans prise sur le mouvement réel ou qui, dotées d’une efficacité certaine, conduisent, au pire, à des dévoiements ou à des tragédies. Toutefois, cette position de principe reste inopérante si elle ne s’accompagne pas des moyens d’assurer une médiation concrète visant à favoriser l’essor des luttes et le mouvement d’autonomisation du salariat. C’est l’objet de cette contribution qui, partant de quelques caractéristiques de la période, tente d’émettre quelques propositions : si elles étaient reprises, elles seraient susceptibles de favoriser le contournement d’obstacles qui se dressent face au mouvement ouvrier et populaire. Latéralement à ce propos des suggestions entendent souligner que la question de l’auto émancipation du salariat est d’abord une question pratique. La créativité des masses en mouvement dans des périodes révolutionnaires en atteste (conseils ouvriers ...).
Quelques éléments de caractérisation de la période
Le processus en cours de mondialisation du capital et du travail salarié provoque ici, dans les pays du Nord, « l’émiettement objectif et subjectif de la classe des salariés » [1] et parallèlement, là-bas, dans les pays du Sud, la destruction massive de la paysannerie, des liens sociaux et l’émergence parallèle, dans des conditions dramatiques, d’un prolétariat surexploité et dominé d’une main de fer (zones franches industrielles). Dans des conditions historiques particulières, comme en Corée du Sud ou dans certains pays d’Amérique latine, la classe ouvrière s’est dotée d’organisations pour résister et combattre la soif de profit du capital. Dans « l’Occident capitaliste » des pays dominants, la division des salariés est encore accentuée par les processus de privatisation des services publics et de précarisation du travail. En Europe notamment la concurrence entre travailleurs, comme la paupérisation d’une frange importante de la population, semblent la résultante inéluctable de l’accentuation des politiques de libéralisation effrénée. L’incurie des Partis et organisations traditionnelles du mouvement ouvrier, l’absence de perspectives annoncent des explosions sociales dont nous avons du mal à mesurer l’ampleur à venir.
Les politiques du FMI, de l’OMC, de la Banque Mondiale, ont suscité un large mouvement de défense et de protestation dans les pays du Sud. L’assujettissement de l’ex Tiers Monde par la dette, le démantèlement de leurs économies nationales, bref, les ravages de la mondialisation ont produit les anti-altermondialistes en rencontrant les aspirations de la petite bourgeoisie intellectualisée qui, au Nord, est affolée par les conséquences des politiques libérales mises en œuvre (crise écologique, mise en danger de la planète, productivisme agricole, spéculation financière dangereuse, danger de guerre généralisée, restrictions des libertés ...). L’intention de réguler le capitalisme sauvage rejoint les volontés d’indépendance nationale et de souveraineté alimentaire, et ce, d’autant plus que la voie ouverte de l’ascension sociale semble se rétrécir comme peau de chagrin pour cette couche sociale qu’est la petite bourgeoisie intellectualisée. Dans le mouvement altermondialiste un certain nombre de ses représentants tente vainement de s’ériger en contre-élite mondiale. Ils nourrissent des illusions sur les possibilités de modifier par des arguments rationnels et le poids d’une opinion mobilisée, la nature des structures du capitalisme et de parvenir ainsi à conférer à ce système un visage plus humain.
C’est le sens, me semble-t-il, qu’il convient de donner à l’altermondialisme dans les pays des métropoles impérialistes. La composition sociale d’une organisation telle qu’ATTAC est révélatrice à cet égard. Toutefois, cette constatation ne doit pas oblitérer d’autres facettes de la réalité de cette organisation qui la rendent paradoxale : des organisations syndicales en rupture avec la stratégie d’accompagnement des états-majors syndicaux dominants y sont présentes, tout comme des militants socialistes et écologistes. Une coupure est instituée entre ceux qui pensent (conseil scientifique, CA) et ceux qui agissent ; des intellectuels se réclamant du marxisme y militent, le nombre d’adhérents est disproportionné par rapport aux militants actifs, la démocratie y est étouffée mais la revendication de modifier l’appareil est réelle. Il ne s’agit pas ici de vouer aux gémonies une organisation « non prolétarienne ». Tout au contraire, car non seulement par les analyses qu’il diffuse, les actions qu’il promeut, ce mouvement demeure le seul lieu, insuffisant mais réel, de résistance globale à la mondialisation capitaliste. D’ailleurs, si celle-ci veut continuer d’exister, ses modes opératoires de lobbying s’avèreront de moins en moins efficaces alors que la nécessité de mobiliser les couches populaires se fera sentir avec beaucoup plus d’acuité. Comme potentialité de mouvement populaire démocratique, des organisations comme Attac ont un avenir, comme ONG influente aucun, sinon à l’image des sociaux-libéraux, de s’intégrer dans le système en espérant gommer ses aspérités inhumaines. La volonté de la plupart des dirigeants de maintenir l’illusion d’un hypothétique retour au keynésianisme rencontre, au consensus, les illusions de la base sociale de ce mouvement et se heurte à une radicalisation qui vient d’ailleurs (émeute dans les banlieues). L’histoire avance toujours par son mauvais côté. C’est l’un des sens que l’on peut donner à la crise que traverse Attac France.
Certains ont peut-être trop vite enterré le mouvement du 29 mai. Il serait à ce propos intéressant de comparer cette nébuleuse, toujours en voie d’agrégation, avec celle d’Attac et de s’interroger sur son émergence à côté, voire contre Attac. Le poids des militants politiques et syndicaux y est certainement plus important ainsi que la détermination à en découdre. L’huile de synthèse à laquelle ont eu recours les potentats du parti socialiste a également levé une hypothèse : il est vain d’espérer désormais transformer cet appareil électoral voué à la promotion d’élites disposées à favoriser, à moindre coût social, l’avancée de la mondialisation. Les derniers avatars de la dérive du SPD allemand en attestent. Pour en revenir au mouvement du 29 mai, la rencontre nationale des Collectifs des 3 et 4 décembre 2005, semble démontrer qu’en province, en particulier, persistent des comités actifs qui entendent lier soutien aux luttes ouvrières et défense des services publics. Majoritairement, cette assemblée a été travaillée par la nécessité de définir une alternative au libéralisme (qui pourrait constituer autant de revendications de rupture) et par le souci de mener des campagnes de mobilisation contre les mesures libérales les plus emblématiques (directive Bolkestein). La manifestation de Strasbourg prévue en début 2005 sera un test grandeur nature sur la capacité réelle de ce mouvement à sensibiliser et à rassembler des travailleurs contre la concurrence effrénée à laquelle on prétend les livrer.
Si la coordination nationale semble animée par la volonté d’assurer la plus grande autonomie aux comités locaux, elle n’a pas été à l’abri des critiques d’attentisme. Son manque de réactivité a été souligné : bilan des 100 jours, luttes « marseillaises », émeute des banlieues. Cette frilosité était-elle le reflet à la fois de l’attente du congrès du PS et du manque de légitimité de cette structure auto proclamée ? Pour en sortir, la revendication de structuration et d’autonomie des comités a été formulée ... En revanche, les tentatives coordonnées de militants de la LCR, des prétendus Alternatifs et de leurs épigones ont fait long feu. Bien qu’ils se soient succédé, surtout le 2ème jour, pour prôner la transformation des comités en soutien à une candidature unitaire aux élections prochaines, ces pressions n’ont pas rencontré l’écho attendu. Ne pas laisser le PS maître du jeu de la Gauche électorale, soutenir qu’il faudrait une hypothétique candidature unitaire à gauche de la Gauche pour le perturber, c’est dresser un constat de faillite teinté de nostalgie pour une union de l’extrême Gauche et du PC. C’est être persuadé qu’en dehors des élections, il ne se passerait rien de sérieux ... L’alternative naîtra d’un mouvement de masse où le point de vue autonome de la classe ouvrière pour la réappropriation sociale des moyens de production et d’échange prévaudra. Les raccourcis électoralistes sont des culs de sac qui font l’impasse sur l’émergence en tant que sujets-acteurs de l’histoire, des travailleurs entrant en mouvement par eux-mêmes. En tout état de cause, ce qui, pour le moins, a prévalu les 4 et 5 décembre, c’est l’assurance qu’un choix entre Buffet, Bové et Besancenot n’offrirait que des perspectives de divisions ...
Comment être à la hauteur des enjeux pratiques et théoriques du moment ?
Participer à la reconstruction d’une Internationale des travailleurs est une perspective nécessaire et passe d’abord par le regroupement de tous ceux qui, ouverts au débat, sont susceptibles de se constituer en intellectuel collectif favorisant l’organisation autonome des salariés. Cette ambition, difficile à réaliser, si elle est la négation du sectarisme, est surtout l’affirmation de l’incontournable confrontation d’analyses enracinées dans la préoccupation des masses. Comment récuser pratiquement une situation de domination et d’aliénation pour faire reculer dans des contextes particuliers le degré d’exploitation ? La constitution d’une revue à visée internationale peut être un pas décisif en ce sens. Toutefois, un énième débat sur les concepts marxiens originels évoluant dans le ciel des idées pures serait pure perte d’énergies.
En ce sens, et bien que le recours à des concepts marqués par la gangue hégélienne du marxisme opérant la distinction entre classe en soi et classe pour soi soit utile pour se dégager de conceptions avant-gardistes [2] et substituistes, ils n’éclairent en rien le rôle que doivent jouer ici et maintenant les communistes. En outre, si tout est lié à la lutte du salariat pour se dégager dans son combat contre l’exploitation, la domination et l’aliénation et que « rien ni personne ne peut émanciper le prolétariat sinon lui-même », l’on ne saisit plus dans ces conditions, le rôle qu’a pu jouer le marxisme même vulgarisé et atrophié, voire l’anarchisme dans l’émergence d’organisations ouvrières. Toute l’histoire du mouvement ouvrier atteste du contraire. En revanche, poser le problème de la « bonne médiation » me semble bien plus pertinent et contredit l’affirmation précédente. Mais je suppose qu’Alain Bihr saura trouver des réponses dans cette contradiction pour lui apparente, pour nous dissoudre dans le prolétariat. Au delà de cette petite polémique fraternelle, l’interrogation demeure : comment le prolétariat peut-il être porteur de la définition concrète de ses « finalités socio- historiques » ? Comment peut-il avancer des propositions programmatiques, des formes de luttes en rupture avec le système dont il est la victime ? C’est à ce sujet que je formule quelques suggestions à mettre en discussion. Elles se limitent aux formes de luttes à promouvoir dans la période dans nos pays marqués notamment par les privatisations, délocalisations, fermetures d’entreprises ...
Pour les salariés victimes des privatisations, les luttes grévistes isolées bien que déterminées sont insuffisantes pour enrayer ce processus. Face aux manœuvres des états-majors syndicaux effrayés par une issue brutale entre les forces de l’ordre et les salariés, par les conséquences incontrôlables d’un mouvement de solidarité d’ampleur, face à la puissance et à la détermination de l’appareil d’Etat d’éroder, d’épuiser, d’écraser de tels mouvements y compris en recourant à l’armée comme on l’a vu lors de la lutte de ceux de la SNCM, le mot d’ordre de la grève généralisante est demeuré inopérant. Et pourtant, ces grèves politiques refusant la privatisation des services publics auraient dû démontrer qu’elles visaient à continuer à mieux satisfaire les besoins des usagers. Le pouvoir s’est employé à démontrer par la campagne de propagande qu’il a menée avec la complicité des médias, que ces travailleurs n’auraient été que des archaïques défendant leurs privilèges et leur statut, la privatisation ou délégation de service public n’ayant comme objectif que de satisfaire le client en abaissant les coûts. Or, s’opposer à la destruction du service public soulève le problème de la capacité des salariés à satisfaire les besoins des usagers. Répondre à ce défi dans la lutte aurait pour le moins signifié de faire fonctionner le service gratuitement pour les usagers. Ou mieux, dans la durée, d’instituer des tarifs et des rémunérations permettant de tenir jusqu’à la victoire. Dans ces conditions, un mouvement de sympathie et de solidarité aurait pu s’enclencher. Au delà du recours à des moyens tactiques appropriés pour éviter l’isolement de la lutte, les grévistes auraient pu faire vivre la possibilité de l’appropriation sociale des moyens de transport et de sa finalité de satisfaction des usagers et l’opposer à l’appétit des rentiers de la Connex et de quelques autres. Ces suggestions signifient que l’alternative réside dans la capacité des salariés à se situer à la hauteur des finalités historiques dont on suppose à tort qu’ils devraient être spontanément porteurs. En fait, ils ne peuvent assumer cette tâche que pour autant qu’ils fassent leurs les analyses de la conjoncture présente. Et c’est là précisément, dans l’aide à la réflexion et à la maturation de leurs propres espérances, que les communistes ont un rôle médiateur à jouer.
Les salariés victimes des délocalisations ou des licenciements boursiers, d’autant plus lorsqu’ils s’inscrivent dans un processus de production sérialisée, ne peuvent quant à eux recourir à des formes d’autogestion que les LIP ont popularisées avec le mot d’ordre « on produit, on vend, on se paie ». Leur combat semble beaucoup plus difficile et leur isolement bien plus dur à briser. Mais, là encore, ils peuvent démontrer que leur usine n’a existé que par l’extorsion de la plus value issue de leur force de travail. Les machines sont donc à eux ! Plutôt que de menacer de tout faire sauter, peut-être peuvent-ils s’organiser pour démonter les machines, empêchant, de fait, leur déménagement. Cette forme de lutte demande certes un haut degré d’organisation et de conscience mais les LIP en se constituant un « trésor de guerre » (les montres déjà produites) ont montré qu’il est possible de réussir cette gageure.
Ces deux exemples ne visent qu’à démontrer que l’expropriation des expropriateurs doit être posée pratiquement, c’est à cette condition me semble-t-il, qu’un renouvellement de la diffusion de la pensée communiste peut s’opérer.
Il est vrai que le pouvoir dispose désormais d’un arsenal de moyens juridiques et policiers auxquels de tels mouvements se heurteront. Les derniers évènements dans les quartiers populaires ont certainement montré que le temps des grands affrontements va revenir sur le devant de la scène. Mais ils ont aussi souligné la fragilité d’un pouvoir qui s’appuie en grande partie sur la peur sociale qu’il peut susciter. Cette capacité à jouer sur les frayeurs repose sur le degré insuffisant de prise de conscience des salariés qui divisés peuvent être accrochés par la propagande raciste et les conceptions relevant de la « théorie » des boucs émissaires. Et, là encore, la diffusion d’analyses éclairant la situation que vit l’immense majorité des salariés du fait de la mondialisation financière peut éloigner de telles dérives.
Au demeurant, ce qui précède indique que la reproduction de formes de luttes prévalant dans la période keynésienne où il y avait du « grain à moudre » et une volonté de relancer la production par la consommation est obsolète. De manière plus fondamentale, le mouvement ouvrier possède sa légitimité propre en faisant valoir, dans les faits, sa puissance émancipatrice. Les droits de réunion, d’organisation, de grève, d’occupation des usines ... ont d’abord été des faits illégaux précédant la loi. C’est le rapport des forces sociales qui provoque ensuite leur traduction législative. Le fait précède le droit.
Les capacités d’auto activité des couches populaires lorsqu’elles sont en mouvement ne peuvent s’exprimer que lorsque la démocratie la plus large prévaut à la base. C’est le seul moyen dont disposent les salariés pour s’approprier leurs propres luttes, se dégager des manœuvres d’appareils quels qu’ils soient. Cette démocratie vivante, suppose l’organisation de comités de base capables de faire sourdre une intelligence collective, déjouant les calculs de « ceux d’en haut ». Sans sous-estimer le poids de l’idéologie dominante et des comportements qu’elle produit, la question de l’émancipation sociale des travailleurs est liée à la possibilité de faire apparaître dans les luttes d’autres rapports sociaux. A cet égard, il conviendrait de développer une critique serrée de concepts à la mode, tels que ceux de démocratie du consensus ou participative à opposer à la démocratie directe où les luttes d’idées ne sont pas rabaissées au minimum de ce que l’arrière-garde du réformisme anti-libéral juge acceptable sous prétexte qu’il conviendrait à tous. Ceci ne signifie pas qu’il faille promouvoir des formes d’actions jusqu’au-boutistes coupées de l’état de réflexion des salariés et des possibilités induites par le rapport de forces à un moment donné.
Ceci dit et pour en revenir à l’état réel des forces organisées à Gauche des forces sociales-libérales, il est incontestable que si elles se radicalisent et deviennent porteuses d’analyses, d’éléments de programmes alternatifs, de revendications de rupture, elles peuvent posséder une capacité de désaliénation, de libération par rapport à l’idéologie dominante, susceptibles de favoriser l’essor de la lutte des classes. Encore faut-il qu’elles permettent aux éléments populaires de les rejoindre et d’y trouver un lieu favorisant leur prise de conscience et leur mise en action. Le rôle des communistes, par leur présence, ici-bas et maintenant dans la réalité telle qu’elle est, comme le souligne Alain Séguret dans sa contribution est pratico-pratique : « il appartient aux militants organisés d’aider les mouvements qui se constituent à faire leur propre expérience » et d’ajouter que les « comités d’action », loin des pressions des apparatchiks, au contact des quartiers populaires sont certainement une des formes premières de reconstitution d’organisations autonomes.
La question de l’auto émancipation et de l’auto organisation relève de la praxis sociale et donc d’une dialectique à instaurer entre les pratiques concrètes des luttes se heurtant à la puissance mondialisée du capital et la réflexion théorique débarrassée des scories de la social-démocratie et des pratiques de la IIIème Internationale.
Le 10.12.2005

 
A propos de Carré Rouge
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