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Texte d’invitation

Les collectifs de A Contre Courant (ACC), Carré Rouge et L’Émancipation Sociale (France), et des militants liés à la revue/site A l’Encontre (Suisse) organisent en commun et vous invitent à des journées de travail à Paris les 14 et 15 janvier 2006
Les lecteurs de nos publications (bulletins, revues et sites), de même que celles et ceux qui ont pu participer à des réunions avec l’un ou l’autre de nos collectifs, savent que chacun d’eux a une origine et un parcours particuliers. Ils feront certainement bon accueil à notre démarche commune, mais ils s’interrogeront peut-être quand même sur sa nature et ses buts. Il nous faut donc expliciter la nature de la réunion à laquelle nous vous invitons, ainsi que celle du travail que nous voulons initier. Une adhésion plus large à cette démarche sera à la mesure des débats, des travaux et des résultats qui naîtront tant de cette rencontre et de celles qui suivront que du fonctionnement de moyens d’échanges politiques communs.
LE CONTEXTE ET LA NATURE DE CETTE DEMARCHE COMMUNE
Les salariés et l’ensemble des couches du prolétariat, soit la majeure partie de l’humanité, se trouvent confrontés à l’échelle mondiale à une conjoncture historique marquée à la fois par l’extrême urgence avec laquelle il faudrait répondre à la montée vertigineuse de la barbarie capitaliste et par un état, peut-être sans précédent, d’impréparation politico-théorique pour le faire. Ce constat est souvent établi, mais avec des accents de simple dépit. En outre, une césure malheureuse tend à se perpétuer entre des débats et des élaborations « académiques » dignes d’intérêt et les préoccupations prioritaires des forces politiques se définissant et se voulant anticapitalistes.
Aussi différenciée que soit leur situation de continent à continent et de pays à pays, c’est à des problèmes en grande partie communs que les salariés, les exploités et opprimées doivent faire face. C’est dans ce contexte qu’à la suite de deux rencontres, à Nancy puis à Mulhouse, nos collectifs ont décidé d’unir leurs forces pour mener ensemble un travail de recherche et de débat dont le socle sera surtout théorico-politique. Ce travail commun sera fondé sur la volonté de contribuer, à notre échelle, à la redéfinition d’une perspective de transformation de la société qui sorte du cadre de l’anti-libéralisme, dont nous apprécions les apports récents mais dont nous mesurons les grandes limites, avec les conséquences négatives qui pourraient en découler. Tant sur le plan politique que sur le plan social, l’année 2005 aura été marquée par des manifestations massives et claires de rejet des politiques néolibérales. La mise en échec en France de la tentative pour leur donner une consécration « constitutionnelle » à l’échelle de l’Europe est inséparable de processus politiques dans divers pays européens qui traduisent un rejet profond du libéralisme que la révolte des jeunes dans les banlieues françaises vient d’exprimer sur un autre plan. Ce rejet profond du libéralisme est le trait commun des processus politiques en cours dans presque tous les pays d’Amérique latine. Il est d’autant plus nécessaire de partir de ce rejet et de ses potentialités objectives et subjectives, pour élaborer des éléments d’une perspective qui pourrait aider celles et ceux qui luttent à se projeter de nouveau dans un avenir qui verrait la défaite du capitalisme et le démantèlement des institutions étatiques qui en assurent la défense. Ce sont là, en effet, les préconditions pour l’émergence d’une démocratie qui corresponde à une auto émancipation véritable.
Le travail commun que nous entreprenons reposera sur deux séries d’hypothèses. Les premières ont trait à l’idée que ce nous continuons à nommer le communisme (tout en sachant qu’il faut en redéfinir les conditions de réalisation et le contenu) sous-tend toute réponse durable aux contradictions du capitalisme dans leurs formes actuelles et aux menaces que la propriété privée des moyens de production, de distribution et de communication fait peser sur la civilisation humaine. Puisque nous donnons au mot communisme le sens originel qu’il a dans le Manifeste de 1848, notre ambition serait de pouvoir montrer en quoi, dans les conditions du début du 21e siècle, il continue à être « l’expression d’un mouvement historique évoluant de lui-même sous nos yeux ». La seconde série d’hypothèses porte sur la conviction qu’il n’y a pas d’autre levier du combat pour le communisme en dehors de l’auto-activité du prolétariat et des exploités au plan social comme au plan politique et culturel. Elles incluent l’idée que l’aggravation de l’oppression protéiforme quotidienne subie du fait de ces contradictions et de ces menaces pousse les différentes couches des exploités à développer de multiples formes nouvelles d’auto-activité. Leur nombre et leur vivacité permettent de penser que l’auto-émancipation n’est pas une utopie.
L’objection à laquelle on se heurte tout de suite est majeure. Parler aujourd’hui du communisme et de l’auto-activité du prolétariat, n’est-ce pas au mieux témoigner d’un irréalisme béat et au pire développer un véritable délire ? Le salariat n’est-il pas partout confronté à des agressions de plus en plus systématiques et générales d’un pays et même d’un continent à l’autre, ne parvenant dans le meilleur des cas qu’à défendre certains des acquis des phases antérieures de sa lutte de classe ? La conflictualité sociale, qui s’exprime à diverses occasions, n’est-elle pas fortement neutralisée par les transformations de la structure de la main-d’œuvre et la mutation des conditions d’emploi (précarisation, affaiblissement des collectifs de travail, chômage, etc.) ; par un affaiblissement de la représentation politique de l’action collective ; par l’individualisation des rapports sociaux à l’intérieur de la sphère productive ? La mondialisation du capital ne met-elle pas à mal ce qui reste du mouvement ouvrier, non seulement en contournant ses organisations et ses ancrages institutionnels dans les différents Etats-nations, mais en détruisant la plupart des repères sociaux sur lesquels il s’était construit, ce qui peut constituer un terrain favorable au développement de courants nationalistes et de droite réactionnaires ? La crise écologique planétaire et les conditions quotidiennes d’existence dans les bidonvilles et autres ghettos ne confrontent-elles pas les exploités et les dominés avec les problèmes de la survie les plus élémentaire ? L’oppression des femmes, entre autres sous les effets d’une paupérisation traduisant des formes d’exploitation brutales, acquiert les traits d’une violence que le terme de « nouvel esclavage » traduit bien et donc souligne la nécessité d’une reconquête « élémentaire » de l’émancipation ?
Non seulement nous savons cela, mais nous en faisons, précisément, l’une des raisons mêmes de notre démarche. Face à cette situation, il est plus que jamais nécessaire de maintenir, tout en la renouvelant profondément, une perspective politique pour laquelle les exploités et les opprimés puissent se battre. Il faut donc faire cette double hypothèse que le communisme est à l’horizon des contradictions actuelles du capitalisme, mais aussi qu’il ne pourra être que l’œuvre des exploités et des dominés eux-mêmes.
C’est dans ce cadre que nous situons la question clef de la démocratie. Bafouée quotidiennement par les oligarchies et les experts, mise en sommeil par les institutions construites sur la base de la notion de « gouvernance », objet de haine de la part de tous ceux qui ont la peur des actions et de l’ingérence des « masses » sur les terrains réservés « aux gouvernants responsables », la démocratie est la condition même de l’exercice de l’auto-activité par les exploités avant la chute du capitalisme, et la seule garantie de succès des formes d’organisations politiques et sociales qui concrétiseraient le communisme.
UNE FORMULATION, TRES PROVISOIRE, DE NOTRE COMPREHENSION COMMUNE
Une très longue période de la lutte des classes a pris fin, celle qui a vu la naissance, la consolidation et l’essor du mouvement ouvrier, dont les révolutions en Russie, en Allemagne et en Espagne, l’une victorieuse en 1917 et les autres défaites entre 1918-1923 et entre 1936 et 1938, ont marqué l’apogée (en fait, la révolution prolétarienne a été vaincue en Russie aussi bien qu’en Espagne, bien que dans des formes et à des rythmes différents). La révolution chinoise de 1949 a débouché sur des modalités de domination économique, politique et sociale qui font de la Chine actuelle l’un des piliers de l’ordre impérialiste mondial. Le passif historique international du stalinisme et de la social-démocratie, comme la conduite de leurs successeurs et avatars contemporains sont au cœur de la paralysie interne et de l’extrême état de crise du mouvement ouvrier. Cette situation a coïncidé avec, et a largement permis, le début d’une phase nouvelle du fonctionnement du capitalisme et des mécanismes de l’exploitation et du pillage impérialistes. Le cadre quotidien de la vie politique et sociale contemporaine est celui d’un système qui « épuise la terre et les travailleurs ». Nous sommes simultanément confrontés à des processus multiformes de destruction des conditions physico-sociales, écologiques de la reproduction de la société humaine, qui affectent déjà la vie des nations, des peuples et des classes sociales les plus vulnérables, de même qu’à des processus de mise au rebut, sinon de création de systèmes non-dits de mise à mort des centaines de millions de gens dont le capital ne peut pas utiliser la force de travail.
Les principaux pays et groupes oligarchiques bénéficiaires de ce système ont recours à trois grands moyens de domination. Le premier, dont le rôle est pleinement connu et dénoncé, est le recours sans hésitation à la guerre ainsi que l’utilisation de plus en plus systématique de formes de contrôle et de répression permanente contre les exploités et les dominés. Les deux autres sont plus « pacifiques » et moins analysés et dénoncés, parce que considérés par beaucoup, sans que cela soit le plus souvent explicité clairement, comme « inévitable », comme la face malheureuse d’une modernité qu’il faudrait accepter. L’un est la mise en concurrence brutale de travailleurs (au sein de l’entreprise « modernisée » comme sur un marché du travail mondialisé) aux niveaux des salaires, du temps de travail et de la protection sociale par le biais de la libéralisation de l’investissement et des échanges, par le recours aux opportunités offertes par la constitution d’une « armée industrielle de réserve » proprement planétaire. L’autre est la mise en œuvre consciente et sans limites des mécanismes inhérents au fétichisme de la marchandise (tous ces produits qui « font rêver » avant de cristalliser des frustrations qui ont comme horizon le système tel qu’il est), comme au fétichisme de l’argent (cet argent qui doit comme le dit la publicité des banques et de La Poste « faire des petits »).
L’état de paralysie et de crise extrême du mouvement ouvrier, ainsi que la subordination à peu près totale des appareils syndicaux, en proie à l’idée de « l’inévitabilité de l’adaptation », aux exigences de fonctionnement du capitalisme mondialisé, laissent la voie grande ouverte à l’accentuation des agressions du gouvernement et du patronat. Un néocorporatisme (exemplifié par les « négociations » appareils syndicaux, gouvernement-Etat et organisation patronale) prend une configuration toujours plus affirmée et participe à la négation médiatisée de l’opposition structurelle entre entrepeneurs et entrepris, entre salariants et salariés et l’euphémisation de la « subordination » des seconds aux premiers. Ces appareils syndicaux sont marqués par la conviction de l’irréversibilité de la mondialisation libérale. Ils ne peuvent, dès lors, que refuser d’appuyer la construction d’un mouvement d’ensemble d’opposition au gouvernement et au patronat ainsi qu’à ces diverses institutions très présentes sur la scène sociale et politique. Ils cherchent à isoler les luttes au départ les plus combatives et aident ainsi à leur défaite. Même ainsi, le degré de défense des salariés par les organisations diminue à mesure qu’on passe d’une couche ou d’une catégorie à l’autre, tant à l’intérieur du cercle des salariés employés sur une base régulière qu’à l’intérieur de l’armée industrielle de réserve. Les intérimaires et les chômeurs récemment licenciés en savent quelque chose. La situation la plus grave est celle des jeunes, fils et filles d’ouvriers immigrés, ainsi que des migrants non-régularisés ou formellement régularisés. Tous sont projetés dans les couches les plus basses de l’armée industrielle de réserve, prolétaires sans travail condamnés à vivre dans les « cités », nouveaux ghettos des villes françaises, ou dans des lieux semi-urbains analogues dans d’autres pays en Europe. Ils sont aussi, et peut-être même surtout, abandonnés à leur sort par les partis de « gauche » et les syndicats.
Face aux menaces toujours plus précises que les processus capitalistes font peser sur leurs conditions d’existence, les salariés opposent, chaque fois qu’ils parviennent à en créer eux-mêmes les conditions subjectives, des formes de résistance marquées par une composante renouvelée d’auto-activité. Depuis Cellatex, nous savions que le désespoir, la « haine » et la révolte aveugle ne sont pas extérieurs à ces conditions subjectives. Là où, comme dans les « cités », les partis de « gauche » et les syndicats ont abandonné le terrain, ces éléments ne peuvent pour l’instant que l’emporter sur tout le reste. Pourtant, aussi aveugle qu’elle soit, la révolte de ces jeunes ne peut pas être comprise en dehors des conditions d’ensemble faites aux salariés et de l’éventail possible de leurs réactions. Le patronat et le gouvernement français le savent mieux que quiconque. Le vote de la loi d’état d’urgence est un message adressé à l’ensemble des travailleurs. La passivité face à cette loi des partis de « gouvernement », sans parler de celle, inouïe, des syndicats, en est malheureusement un autre. L’un des principaux obstacles de la lutte du salariat pour son auto émancipation est ses divisions profondes provoquées par les politiques ultralibérales qui éclatent en de nombreux segments et strates l’ensemble des exploités et des dominés. Dans ces conditions de dégradation en spirales apparaît la volonté de ne pas tomber plus bas et de s’en prendre aux fractions les plus humiliées. Les conflits à caractère ethnique et raciste sont des obstacles réels à l’unité des classes populaires, d’autant qu’elles sont instrumentalisées par les pouvoirs en place et l’extrême droite. Combattre ces tendances avec la plus grande détermination est une exigence et serait l’une des premières tâches d’un syndicalisme renouvelé et d’une action sociopolitique anticapitaliste.
NOTRE DEMARCHE
EST INTERNATIONALISTE

Elle ne nous coupe pas de ceux avec qui nous avons milité récemment et elle sera marquée par une volonté d’associer
À cette étape, trois des collectifs sur quatre qui engagent ce travail ont leur siège en France et le quatrième a une forte composante francophone. Il reste que l’importance extrême que nous accordons aux mouvements de résistance et aux formes nombreuses et variées d’auto-activité sociale mais aussi politique des ouvriers, des paysans et des exploités totalement démunis, a été nourrie pour beaucoup d’entre nous par les relations que nous entretenons avec des militants de pays d’Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Venezuela, Pérou, Bolivie). Nous les informons de notre démarche et nous ferons tout ce que nous pourrons pour la rendre commune.
Plus près de nous géographiquement, nous apprécions pleinement à quel point les processus de lutte politique et de combat social des salariés en France se déroulent dans une situation internationale nouvelle en Europe. Pour la première fois depuis le lancement par le thatchérisme des politiques de libéralisation, de déréglementation et de privatisation, et de leur généralisation et consolidation sous des gouvernements sociaux-démocrates ou socialistes bénéficiant de la participation active ou du soutien de partis communistes ou ex-communistes, le libéralisme et la mondialisation se heurtent dans plusieurs pays d’Europe en même temps, de façon différenciée mais avec un fond commun, à une opposition claire. La victoire du Non au référendum du 29 mai 2005 en France est un événement européen et pas seulement français, autant par certains des événements qui l’ont précédé (en particulier les épisodes de la lutte des classes en Allemagne de la fin de l’été et de l’automne 2004) que par les répercussions de ce vote sur certains pays voisins. En cet automne, les deux journées de grève générale en Belgique et au Portugal, nous paraissent avoir une importance particulière ; sans qu’il faille en déduire des considérants illusionnistes sur les rapports de forces sociaux et politiques effectifs.
Toutefois, il existe une « fenêtre d’opportunité » pour nourrir un débat politique audible sur la perspective des États-Unis socialistes et démocratiques d’Europe. C’est une autre raison majeure de notre décision d’organiser notre travail théorico-politique commun autour de l’hypothèse que l’horizon du communisme doit être reformulé et ré-explicité. Dans la mesure où nos préoccupations et nos avancées entrent en syntonie avec celles d’autres militants en Europe, la possibilité d’élargir le cercle des participants à une réflexion collective et collectivisée se vérifiera.
Nous inscrivons donc notre démarche dans les processus en cours dans au moins les deux continents dont nous connaissons les combats. S’agissant de l’Europe, notre crainte est que les énergies libérées par cette situation de résistance large, parfois de masse, au libéralisme, de même que les ruptures nées de la crise des partis sociaux-démocrates et de ceux issus du stalinisme, soient enfermées dans des perspectives nationales principalement, sinon purement électoralistes. L’exemple de la manière dont PRC (Parti de la refondation communiste) a dévié et stérilisé les énergies des salariés en Italie doit alerter tout militant qui réfléchit un peu. Sur un plan différent, nombre d’entre nous avons participé et participons toujours au travail des associations anti- ou alter-mondialistes dont sont sortis des instruments initiaux de résistance idéologique au libéralisme. Lors de la campagne référendaire en France, la mobilisation a pu s’appuyer sur tout un travail de critique radicale et minutieuse de la politique libérale, critique nourrie par le travail antérieur des Forum sociaux mondiaux qui a contribué à la radicalisation d’une couche de militants à l’intérieur des partis sociaux-démocrates et socialistes. L’importance de ce que nous apporterons au mouvement anti- ou alter-mondialiste sera fonction du degré et de la vitesse avec laquelle nous avancerons notre travail sur les deux hypothèses énoncées plus haut.
L’ORGANISATION DU TRAVAIL
LES 14 ET 15 JANVIER

Ces premières journées de travail seront suivies à intervalle régulier par d’autres. Elles sont ouvertes à tous ceux qu’elles peuvent intéresser, de même qu’à tout collectif, bulletin ou revue qui se reconnaît dans cette démarche sans pour autant partager nécessairement l’ensemble des idées qui viennent d’être esquissées. Nous proposons le déroulement suivant de celles de janvier prochain.
Samedi 14 janvier, en commençant à 14 h 30 : discussion d’ensemble des idées exposées dans cette invitation, introduite par de courtes interventions de membres des quatre collectifs. La discussion portera notamment sur les tendances profondes du capitalisme contemporain, puis sur l’actualité du communisme, entendue au sens des potentialités de transformations communistes de la société par la crise actuelle du capitalisme, tant dans sa dimension d’exacerbation de ses contradictions et d’aggravation consécutive de l’oppression des salariées que dans sa dimension de transformation des modalités de cette oppression.
Dimanche 15 janvier, de 9 heures à 12 h 30 : particularisation de la discussion sur les formes nouvelles de domination et d’exploitation des salariés, l’éclatement du prolétariat et la marginalisation de certains de ses segments, à commencer par les jeunes des « cités ». La discussion pourrait porter sur l’expérience récente, comme sur les opportunités mais aussi les difficultés produites par l’ensemble des processus mentionnés en ce qui concerne le développement de l’auto-activité du prolétariat, notamment dans ses dimensions d’auto-organisation.
Dimanche 15 janvier, de 14 à 16 heures : organisation du travail commun sur la base des idées émises et des propositions faites ; décisions pratiques (site internet commun, prochaines réunions, etc.). Il s’agit de parvenir à des propositions précises et à une répartition du travail concernant les buts de nos objectifs théoriques et politiques communs mais aussi aux modalités pratiques pour les atteindre.
Toute contribution préparatoire aux journées de travail, que ce soit de collectifs ou de militants individuels, envoyée à l’un des quatre collectifs invitants sera diffusée par Internet en avance de leur tenue. Les quatre collectifs invitants publieront eux-mêmes des textes individuels ou collectifs élaborant ou contestant tel ou tel point esquissé plus haut dans cette invitation.
La réunion se tiendra au Centre culturel
29 rue des Trois Bornes, Paris 11°
(métro Parmentier)

 
A propos de Carré Rouge
A quelques encablures du XXIe siècle, le système fondé sur la propriété privée des moyens de production et l’Etat bourgeois menace l’humanité entière de barbarie. La mondialisation-globalisation de la production et des échanges, la financiarisation des investissements, l’âpreté de la concurrence (...)
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